Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/ilemauricetouris/public_html/index.php:1) in /home/ilemauricetouris/public_html/catalog/controller/startup/session.php on line 25Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/ilemauricetouris/public_html/index.php:1) in /home/ilemauricetouris/public_html/catalog/controller/startup/startup.php on line 99Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/ilemauricetouris/public_html/index.php:1) in /home/ilemauricetouris/public_html/catalog/controller/startup/startup.php on line 157 Talents Mauriciens / No 10. Stéphane Legrand, chargée de l’accueil de la Maison Joseph Drouhin depuis 10 ans

Talents Mauriciens / No 10. Stéphane Legrand, chargée de l’accueil de la Maison Joseph Drouhin depuis 10 ans

Talents mauriciens ! Une série unique consacrée aux Mauriciens qui se sont expatriés avec succès dans le domaine du tourisme à travers le monde. Entre fierté et sacrifices, espoirs et réussites, une plongée inspirante dans la vie de ceux et celles qui font briller l'île Maurice à l'étranger. Aujourd’hui nous donnons la parole à Stéphane Legrand, chargée de l’accueil de la célèbre « Maison Joseph Drouhin » (1). Elle est le premier visage que les milliers de visiteurs de cette Maison centenaire rencontrent lors de leur visite. Elle nous parle de son parcours avec passion et reste viscéralement attachée à sa terre natale.

1.  Pourquoi avoir choisi le tourisme ?
J’ai toujours aimé le contact avec les gens et je trouvais que c’était une belle façon de promouvoir les beautés de notre île. 


2. En quoi consiste votre métier ?
Aujourd’hui je travaille dans une grande maison de vin familiale, la Maison Joseph Drouhin, et je suis le premier visage que découvrent les clients quand ils viennent visiter le domaine. Je suis chargée d’accueil et je m’occupe de l’organisation des visites œno touristiques. J’ai aussi d’autres tâches qui rendent mon poste très intéressant.


3. Quelle formation avez-vous suivie ?
Après ma scolarité secondaire avec l’obtention de mon diplôme de HSC, j’ai suivi un NTC 3 Tourisme à l’École Hôtelière à Ébène, équivalent à un BTS. Ma classe était la première issue de cette formation proposée par Renaud Azema. Puis, en arrivant en Bourgogne, j’ai fait une formation vitivinicole


4. Quel a été votre parcours professionnel ?
Avant la fin de ma formation à l’École Hôtelière, la direction de l’hôtel Constance Belle Mare Plage m’a approché pour intégrer la nouvelle équipe de Constance Le Prince Maurice, le premier hôtel 5 étoiles Luxe. J’ai fait l’ouverture de l’hôtel comme Guest Relations Officer. Puis, je suis devenue hôtesse de l’air pour la compagnie nationale Air Mauritius.
À la naissance de mon fils, j’ai arrêté de voler et je suis partie de l’île Maurice. Quand je suis arrivée en France, j’ai eu un peu de mal à trouver du travail dans ma branche. J’ai travaillé pendant quelque temps chez Wall Street Institute, centre d’apprentissage d’anglais pour adultes. Puis j’ai été embauché comme assistante administrative dans un grand cabinet à Paris, puis à nouveau à Dijon puis mon poste à la Maison Joseph Drouhin où je fêterai mes 10 ans en décembre. 

 
5. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l'exercice de votre métier ?
Il n’y a pas vraiment de difficultés mais je dois gérer plusieurs choses en même temps. Donc je ne dois pas perdre le fil de ce que je fais . 

 
6. Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui voudrait embrasser une carrière votre spécialité.
Je n’ai pas de conseils à donner mais il faut juste être persévérant et volontaire. J’ai eu beaucoup de chance car je ne suis jamais restée sans travailler depuis mon arrivée en France. Et cela n’est pas le cas de tout le monde. Je pense que ce qui m’a permis de réussir c’est le fait d’être parfaitement bilingue et ma force de caractère. 


7. Pourquoi avoir choisi de vous expatrier ?
Je suis partie pour des raisons familiales principalement. J’ai épousé un Français qui voulait revenir dans son pays quand notre enfant est né. 

 
8. Est-il facile de vivre et de travailler à l’étranger ? Comment s’est passée votre adaptation à un nouvel environnement culturel et au style comportemental de pays d’accueil ?
Ce n’est pas évident d’arriver dans un pays qui est différent du vôtre. Ce qui a été le plus difficile c’est de se faire à la météo, les hivers glacials. Pour y travailler, j’ai eu beaucoup de chance de mettre un pied dans le monde du travail français mais ce n’est pas très évident. 
Au début c’était difficile car je suis arrivée dans une ville où je ne connaissais personne. J’ai fait abstraction de ce que je faisais ou connaissais à Maurice pour me coller au mieux à mon nouvel environnement et pas avoir le cafard de mon île. Encore aujourd’hui la période la plus difficile pour moi est décembre car ici c’est le plein hiver où il fait nuit de bonne heure alors qu’à Maurice c’est l’été et on vit dehors. Mais bon, ma vie est ici désormais et je prends tout le bon que ce pays peut m’offrir. 

 
9. Quel est le sacrifice le plus important que vous avez dû faire pour vivre votre métier à l’étranger ?
De laisser sa famille et ses amis. D’autant plus que vous savez qu’à tout moment vous pouvez perdre un proche sans avoir eu le temps de les revoir. J’ai mis 6 ans avant d’avoir mon propre réseau d’amis ici en France. Nous sommes des îliens, ouverts et faciles à la communication. Ici en France cela dépend de la région où vous habitez. 

 
10. Pourquoi est-ce que le savoir-faire mauricien s’exporte aussi bien ?
Le Mauricien a cette faculté de s’adapter à son environnement, comme une pomme d’amour . Puis malgré tout, nous avons une bonne formation scolaire et extrascolaire qui permet à tout mauricien qui part de pouvoir réussir. La preuve est par les différents talents que vous avez rencontrés. 

 
11. Reviendrez-vous partager votre expérience au pays ?
Pour le moment je ne sais pas. Mon fils est encore jeune et notre vie est ici. Mais je sais quand même qu’un jour je rentrerai au pays. 

 
12. Quelle a été votre plus grande satisfaction professionnelle ?
Celle d’aujourd’hui car cela fait 10 ans que j’y suis mais j’ai été aussi très fière d’être hôtesse de l’air car les voyageurs commençaient leur séjour à bord de l’avion en voyant nos différents visages issus de différentes cultures de Maurice. 

 
13. Quel regard portez-vous sur l’industrie touristique mauricienne ?
Le tourisme reste l’économie majeure de notre pays mais je pense que nous devons la protéger et faire attention. Je suis rentrée à Maurice en 2016 et je n’ai pas reconnu Trou aux Biches tant cela avait été bétonné. C’est un cadeau que nous avons de vivre sur une si belle île et si nous voulons accueillir toujours des touristes, il y a une grande part de sauvegarde à mettre en place. 

 
14. Si vous deviez choisir un slogan pour l’île Maurice ?
Moris mo pays arc-en-ciel  !

 
15. Une bonne idée que l’on pourrait appliquer au monde du travail mauricien que vous avez retenu lors de votre expatriation ?
Non chaque pays a ses spécificités et la façon de travailler en France ne peut pas s’appliquer à Maurice. Mais le monde du travail mauricien n’a rien à envier à celui du monde du travail français. 

 
16. Quel conseil donnerez-vous à un jeune qui est intéressé par les métiers du tourisme ?
Les métiers du tourisme demandent beaucoup de temps et d’implication. Il faut juste avoir la passion pour réussir et durer surtout. Parce que l’on travaille les dimanches, les jours de fêtes, les anniversaires bref tout le temps. 

 
17. Quel est votre but professionnel ultime ?
D’arriver à fonder ma propre entreprise dans le tourisme ou l’anglais. 

 
18. Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’île Maurice ?
Ene bon rougaille poisson salé. 
Il y a beaucoup de choses qui me manquent de l’Île Maurice mais je dirai plus le soleil et la chaleur.
 
19. Auriez-vous pu atteindre votre plein potentiel si vous étiez restée à Maurice ?
Oh question difficile… Je dirai oui et non. Oui car je serai peut-être retournée dans le monde de l’hôtellerie à un poste de gestion et non car je n’aurais jamais connu la belle région bourguignonne où j’habite et travail. 

 
20. Quel est le mot ou la phrase mauricienne qui vous fait garder le moral ?
Ayo ! Je le dis tout le temps où je sais que mon entourage ne comprend pas !


(1) Maison Drouhin produit des vins dans 90 appellations depuis le Bourgogne Aligoté jusqu'aux Grands Crus, depuis Chablis jusqu'au Mâconnais, avec un centre de gravité à Beaune, où est installée cette prestigieuse maison qui approche de ses 130 ans.
La famille Drouhin exploite 73 hectares – un tiers de pinot noir, tout le reste en chardonnay – et achète des raisins ou du moût à d'autres producteurs pour des appellations communales principalement. Malgré l'étendue du vignoble, les Drouhin ont opté pour une agriculture biologique et les principes de la biodynamie, pour respecter l'environnement autant que les terroirs.