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Talents Mauriciens / No11. Jean-Pierre Tennant, Food and Beverage Manager at Constance Halaveli aux Maldives

Talents mauriciens ! Une série originale d’« Île Maurice Tourisme », consacrée aux Mauriciens qui se sont expatriés avec succès dans le domaine du tourisme à travers le monde. Entre fierté et sacrifices, espoirs et réussites, une plongée inspirante dans la vie de ceux et celles qui font briller l'île Maurice à l'étranger. Aujourd’hui nous donnons la parole à Jean-Pierre Tennant, Food and Beverage Manager at Constance Halaveli aux Maldives qui nous parle de son parcours atypique et de sa passion pour le tourisme en général et l’hôtellerie en particulier.

1. Pourquoi avoir choisi le tourisme ?
La coïncidence, la chance et le destin y sont pour beaucoup. Après l’école j’ai entamé des études d’ingénierie civile en Australie. La construction et maintenance des aéroports et des ponts me fascinent. À mi-chemin des études, je suis tombé un peu par hasard dans l’hôtellerie et j’en suis reconnaissant. C’est un monde au sein du Monde où il y a tant de choses à découvrir. Je m’amuse beaucoup dans mon travail, et en règle générale, on y mange mieux que sur des chantiers de construction. J’ai eu la chance d’avoir été guidé par des mentors à Maurice et ailleurs qui m’ont donné l’opportunité de grandir et d’ouvrir mes ailes. Ils resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Tout comme les aéroports et les ponts, l’hôtellerie permet la connexion entre les humains.

2. En quoi consiste votre métier ?
J’ai actuellement la responsabilité de m’assurer de la qualité du service dans tous les restaurants, bars, service en chambre, en bord de piscine et sur la plage de l’île-hôtel. Comme tout poste en management, la gestion des biens, de l’aspect financier et de mes coéquipiers remplissent mon quotidien. La particularité de ce métier réside toutefois dans le contact perpétuel avec les clients afin de m’assurer de pouvoir offrir un service cousu-main, le plus personnalisé possible. Par ailleurs, je me vois souvent réfléchir sur le passé pour actionner au présent et planifier sur le court, moyen et long termes.

3. Quelle formation avez-vous suivie ?
Peu après avoir débuté dans l’hôtellerie, j’ai eu l’occasion de faire un management training de deux ans dans un établissement de renom à l’Île Maurice au sein du groupe Beachcomber. La curiosité ainsi que cette formation sur le tas, avec une approche pratique, m’ont donné goût au métier. Suite à cet apprentissage, j’ai eu la chance de poursuivre des études de gestion hôtelière en Suisse, à l’institut HTMi (Hotel and Tourism Management Institute) où j’ai décroché un double Bachelor en management hôtelier et de tourisme international ainsi qu’en événementiel.

4. Quel a été votre parcours professionnel ?
Après deux ans et demi chez Beachcomber, l’envie d’entamer une carrière à l’internationale me faisait rêver. Grâce aux études en Suisse, j’ai eu l’opportunité de faire des stages à l’étranger, notamment à Genève et San Diego en Californie. L’idée de travailler à bord de bateaux de croisière me fascinait depuis longtemps, comme un bon nombre de jeunes Mauriciens dans notre secteur. Je me suis donc lancé dans cette aventure inoubliable en rejoignant la compagnie Seabourn en tant que serveur à l’époque. Cette folle expédition m’a permis de visiter des coins magiques depuis les îles des Caraïbes jusqu’au Pôle Nord. S’en est suivie la grimpe de l’échelle de la gestion de la restauration. J’ai commencé en tant qu’assistant restaurant manager dans un établissement huppé du quartier chic Californien La Jolla, qui durant mon contrat a connu un changement de concept pour devenir Bijou French Bistro avec le chef Shaun Gethin, qui a été le second du chef William Bradley à Addison (étoilé Michelin en 2019) pour plusieurs années. Le parcours a continué aux Caraïbes en tant que restaurant manager à Jade Mountain Resort, un boutique hôtel de 25 sanctuaires avec piscine à débordement et vue ouverte sur les Pitons, montagnes iconiques de la Sainte Lucie. J’ai fait un bref saut à Maurice en tant qu’assistant food and beverage manager au Preskil Island Resort avant de prendre un poste similaire chez Fairmont en Californie. Suite à cette fabuleuse étape, j’ai en la grande chance de rejoindre le groupe mauricien, Constance Hotels and Resorts, aux Maldives en tant que food and beverage manager. J’y suis depuis près de trois ans et l’expérience a été formidable jusqu’à présent.

5. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l'exercice de votre métier ?
Actuellement, avec les contraintes imposées par la pandémie, notre industrie a pris du sacré plomb dans l’aile et tourne au ralenti. Non seulement les hôtels, mais aussi l’ensemble de nos partenaires sont directement impactés. Le futur paraît plus lointain et l’incertitude règne, ce qui rend les opportunités plus rares voire futiles. L’ensemble du Globe est dans la même situation et nous espérons tous sortir de cette phase d’apnée prolongée au plus vite.

6. Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui voudrait embrasser une carrière votre spécialité.
L’hôtellerie ainsi que la restauration sont des métiers de passion et il n’y a pas de recette secrète : il faut tout simplement y mettre du sien et travailler avec son cœur. La curiosité et la soif d’apprentissage sont des critères clés pour ceux qui veulent progresser. Et comme le proverbe s’applique à beaucoup de situations, “rien ne sert de courir, il faut partir à point”. La patience et persévérance sont d’or. Il faut y aller “p’tit pas p’tit pas”, cueillir les expériences et en garder des souvenirs constructifs.

7. Pourquoi avoir choisi de vous expatrier ?
C’est la soif d’expériences, une envie de voir le monde, de découvrir de nouvelles cultures, de façons de penser et de faire autour du Globe qui m’ont poussé à choisir un métier me permettant de m’expatrier. J’aime l’idée d’avoir vécu plusieurs vies en une déjà ; et avec encore plus d’une qui m’attendent je l’espère. Nous vivons sur une planète fantastique qui a tant a offrir. Il y a des personnes exceptionnelles à rencontrer. Je n’espère que découvrir, à ma manière, des nouvelles sensations et de remplir mon ‘carnet de vie’, ma feuille de route. Je pense que « celui qui bouge construit son histoire ».

8. Est-il facile de vivre et de travailler à l’étranger ? Comment s’est passée votre adaptation à un nouvel environnement culturel et au style comportemental de pays d’accueil ?
Une des forces des Mauriciens est que nous nous adaptons à notre environnement avec une grande aise justement. Nous avons la chance inouïe de venir d’une île multiculturelle qui nous a appris à respecter autrui dès le plus jeune âge. Le pays d’accueil actuel, les Maldives, est réputé pour la gentillesse des autochtones et leur hospitalité chaleureuse. Après près de trois ans ici, je me sens très bien intégré.

9. Quel est le sacrifice le plus important que vous avez dû faire pour vivre votre métier à l’étranger ?
Vivant sur une petite île, ayant un accès restreint et avec pas grand-chose à faire mis à part le travail, le contact humain de la vie familiale et sociale manquent un peu. Ceci est accentué par la situation globale actuelle qui a ralenti les possibilités de voyage. J’attends donc, impatiemment, de pouvoir visiter le monde à nouveau.

10. Pourquoi est-ce que le savoir-faire mauricien s’exporte aussi bien ?
Issus d’un pays axé sur le tourisme, les Mauriciens, baignés dans ce monde hospitalier, ont de nombreux points forts tels l’adaptation facile, la curiosité, la soif de rencontrer du monde, le plaisir de plaire et de partager ainsi que le sourire facile et authentique. Ce sens hospitalier inné est notre marque de fabrique.

11. Reviendrez-vous partager votre expérience au pays ?
J’y songe, et je pense qu’un jour je reviendrai. Mon parcours m’a permis de commencer le plus loin possible de Maurice et de gentiment me rapprocher. Aujourd’hui je me trouve dans le même océan, c’est le plus proche que j'ai été dans le cadre professionnel depuis longtemps.

12. Quelle a été votre plus grande satisfaction professionnelle ?
Je suis reconnaissant et fier d’avoir pu accomplir un bon cheminement de carrière dans des endroits magnifiques aux quatre coins du monde tout en grimpant les échelons à un bon rythme. Ces expériences diverses m’ont permis de me développer et de m’affirmer non seulement sur le plan professionnel, mais sur le plan personnel également.

13. Quel regard portez-vous sur l’industrie touristique mauricienne ?
Le tourisme à Maurice a su s’adapter à une demande changeante qui recherche non seulement nos plages et établissements de prestige avec le sens hospitalier authentique qui restent notre cachet mais aussi des offres de développement durable, une conscientisation de l’environnement et les activités en nature. Tant que les Mauriciens conserveront leur accueil chaleureux et le savoir-faire/savoir plaire, l’industrie sera préservée.

14. Si vous deviez choisir un slogan pour l’île Maurice ?
« Île Maurice : Un accueil authentique »

15. Une bonne idée que l’on pourrait appliquer au monde du travail mauricien que vous avez retenu lors de votre expatriation ?
Avec le temps, je comprends que nous avons une superbe identité mauricienne et nous devrions la mettre en valeur encore plus. Les prestations classiques des hôtels de luxe se retrouvent sous des formes diverses et variées dans la grande majorité des pays. Ce qui nous démarquera sera notre exploitation des ressources locales, la créativité de Mauriciens et l’unicité de nos produits. Par ailleurs, je pense que nous devrions nous concentrer plus sur l’utilisation des énergies renouvelables et prendre du temps pour respecter la nature.

16. Quel conseil donnerez-vous à un jeune qui est intéressé par les métiers du tourisme ?
À ceux qui veulent se lancer dans l’hôtellerie, réfléchissez bien, visualisez et verbalisez vos objectifs ; une fois que vous avez décidé, investissez-vous afin de mettre toutes les chances de votre côté. L’hôtellerie s’apprend beaucoup sur le tas et il faut savoir apprécier chaque instant du cheminement. Pour progresser hiérarchiquement, le mieux est de perpétuellement viser à deux pas d’avance afin de toujours vouloir pousser plus loin.

17. Quel est votre but professionnel ultime ?
Je travaille avec l’objectif de gérer une ou plusieurs maisons luxueuses avec des concepts uniques.

18. Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’île Maurice ?
Les Mauriciens, l’aspect culinaire, les montagnes et les cascades.

19. Auriez-vous pu atteindre votre plein potentiel si vous étiez resté à Maurice ?
Je pense que oui ; la volonté et détermination me poussent à accomplir mes objectifs professionnels. J’ai opté pour un circuit à l’internationale afin de progresser un peu plus rapidement étant donné que je suis exposé à des conditions plus variées qui me forcent à me développer à ma façon. Mon parcours m’aura permis de vivre pleinement dans des cadres majestueux et de faire des rencontres marquantes.

20. Quel est le mot ou la phrase mauricienne qui vous fait garder le moral ?
« Manz ar li », parce qu’il faut persévérer et pousser au-delà de sa zone de confort.