Un dialogue à haut niveau
C'est une séquence diplomatique soigneusement orchestrée qui vient de s'achever à Port-Louis. Deux jours durant, Richard Duval s'est entretenu avec Ahmed Balala, dirigeant d'une organisation faîtière représentant les économies du Golfe. La rencontre intervient à un moment où Maurice cherche à diversifier ses bassins émetteurs au-delà des marchés européens traditionnels, soumis à une concurrence croissante de l'Asie et du Moyen-Orient.
« Ces échanges ont été particulièrement fructueux. Ils ont permis de poser les jalons de nouvelles initiatives et d'identifier des projets viables, destinés à renforcer l'attractivité de la destination mauricienne », a confié le ministre à l'issue des travaux.
Le marché saoudien en ligne de mire
Si la coopération annoncée englobe l'ensemble des pays du Conseil de coopération du Golfe, l'Arabie saoudite occupe une place centrale dans la feuille de route. Le Royaume, dont le tourisme sortant connaît une croissance soutenue depuis l'ouverture engagée dans le cadre de la Vision 2030, suscite l'intérêt de toutes les destinations de l'océan Indien.
Avant l'entretien ministériel, Ahmed Balala avait été reçu par le Premier ministre — séquence révélatrice de l'importance accordée par Port-Louis à ce dossier, désormais traité au plus haut niveau de l'État.
Une stratégie de long cours
« Cette collaboration ouvre la voie à des opportunités concrètes pour notre industrie touristique et confirme la volonté de Maurice de se positionner comme une destination privilégiée pour les visiteurs du Golfe », a souligné Richard Duval.
Le ministre a tenu à saluer le rôle de l'ambassadeur de Maurice en Arabie saoudite, Ryad Hulleemuth, qui a orchestré la venue de la délégation, ainsi que la contribution d'Imteyaz, déterminante dans l'aboutissement du dossier.