« Ki position ? Tou korek ? », une question comme outil de vigilance
Le projet s'inspire de R U OK ?, mouvement australien de prévention du suicide fondé en 2009 par le publicitaire Gavin Larkin, devenu depuis un rendez-vous national célébré chaque deuxième jeudi de septembre. Coquille Bonheur veut transposer cette logique dans le quotidien mauricien, en misant sur une expression que tout le monde connaît : « Ki position ? Tou korek ? ». Une phrase banale. Presque un réflexe entre collègues. C'est cette familiarité que l'entreprise veut transformer en réflexe de vigilance, avant qu'un silence ne s'installe durablement chez un membre du personnel ou un partenaire de l'entreprise.
La démarche s'adresse aussi à la communauté professionnelle au sens large : selon Coquille Bonheur, elle vise à réduire la stigmatisation entourant la santé mentale et à resserrer les liens entre l'entreprise et son écosystème — employés comme partenaires. Concrètement, le programme combine un service d'écoute confidentiel et des campagnes de sensibilisation. S'y ajoutent un accompagnement vers des ressources de soutien spécialisées et des formations conçues pour s'inscrire dans la durée plutôt que comme une action ponctuelle.
Une première dans le secteur
Christian Lefevre, Managing Director de Coquille Bonheur, pense, sous réserve, que son entreprise serait le premier réceptif touristique de Maurice, et peut-être la première entreprise du secteur touristique dans son ensemble, à se doter d'un dispositif dédié au bien-être émotionnel, à l'écoute bienveillante et à la prévention du suicide. Selon lui, prendre soin les uns des autres reste la responsabilité de chacun ; il espère que cet engagement donnera envie à d'autres acteurs de l'industrie de placer l'humain, la bienveillance et la santé mentale « au cœur de leurs organisations ».
L'annonce a été relayée sur les réseaux sociaux de l'entreprise sous plusieurs mots-dièse, dont #CoquilleBonheur et #AboveAllWeCare.