Le site du cratère, perché sur les hauteurs du plateau central mauricien à plus de 600 mètres d'altitude, bénéficie d'un microclimat plus frais et plus humide que le reste de l'île — des conditions qui ont longtemps favorisé la subsistance d'espèces indigènes ailleurs disparues des plaines côtières. C'est dans ce contexte que le géant a été retrouvé.

Un arbre-refuge pour la roussette
Également connu sous le nom de Makak, le Grand Natte est l'un des arbres emblématiques des forêts endémiques de Maurice et de La Réunion. Il peut dépasser 20 mètres de hauteur. Son feuillage dense, son bois d'une qualité exceptionnelle et ses fruits, qui nourrissent notamment la roussette de Maurice, en font une espèce essentielle à l'équilibre des écosystèmes indigènes de l'île. Longtemps surexploité pour son bois précieux, il est aujourd'hui protégé et compte parmi les espèces prioritaires des programmes de restauration forestière.
Navinee Ramnial, People Partner chez anAngel, a salué une découverte qui « dépasse largement le cadre d'un simple projet de reforestation », rappelant que les forêts mauriciennes « abritent encore des trésors naturels d'une valeur inestimable » que chaque action de restauration contribue à préserver.
Les volontaires de Curepipe
Une initiative à plusieurs mains
L'initiative « Anou Angaz Nou Pou Nou Maurice » rassemble ONG, autorités publiques, entreprises et citoyens autour de la restauration des espaces naturels dégradés. Lux Island Resorts y intervient comme sponsor, tandis que les Forestry Services mettent à disposition terrains et plants endémiques ; anAngel coordonne le projet, prépare les sites de plantation et mobilise bénévoles et entreprises.
Fondée en 2020 en réponse à la pandémie de Covid-19 et dirigée par Tony Lee Luen Len, la plateforme anAngel, basée à Quatre-Bornes, a depuis été incubée par Google for Startups et soutenue par Amazon et le MRIC.
Le Grand Natte, lui, continue de pousser à Trou aux Cerfs.

