Le constat s'inscrit dans une tendance régionale. Les Seychelles ont vu leurs arrivées chuter de 24,8 % sur la même période, tandis que les Maldives affichent un recul de 12 %. Pour l'archipel, ce trou d'air s'explique en grande partie par les répercussions persistantes du conflit au Moyen-Orient sur les réservations internationales, une clientèle qui planifie généralement ses séjours deux à trois mois à l'avance et qui semble avoir différé ou annulé une partie de ses projets de voyage.
Un ralentissement anticipé depuis février
Le ministre rappelle que cette inflexion n'a rien d'une surprise. Il évoque également le coup d'envoi de la Coupe du Monde en juin comme facteur possible, sans toutefois trancher sur son poids réel dans les chiffres, précisant qu'une analyse plus poussée sera nécessaire. Sur ce point, il assure : « Maurice avait été particulièrement chanceuse d'enregistrer une hausse des arrivées chaque mois pendant une année complète » et que cette dynamique ne pouvait, selon ses propres termes, « durer indéfiniment ».
Un cumulatif encore positif sur six mois
Malgré ce mois de juin difficile, le bilan cumulé de janvier à juin 2026 reste supérieur à celui enregistré sur la même période en 2025. Le ministre insiste sur la mobilisation continue de la MTPA et de l'ensemble des partenaires du secteur, tout en reconnaissant que certains paramètres, notamment géopolitiques, échappent au contrôle des autorités mauriciennes.
L'objectif affiché demeure celui d'une année 2026 qui dépasserait 2025, elle-même année record tant en arrivées qu'en recettes touristiques.