Un parcours initiatique du lever au coucher du soleil
Ce n’est pas un programme d’activités ordinaire qu’a déployé LUX* Grand Baie pour marquer la Journée mondiale de la Terre. Articulé autour des cinq éléments — Terre, Eau, Air, Feu, Espace — le fil conducteur de la journée emprunte davantage au vocabulaire du rituel qu’à celui de l’animation hôtelière classique. Dès 7h30, les premiers guests ont rejoint la plage principale pour un Barefoot Awakening, une pratique de mouvement conscient sur le sable, les pieds en contact direct avec le sol. La montée en intensité s’est poursuivie à 11h30 avec l’Aqua Serenity, une séance aquatique en piscine, avant une méditation guidée en plein air dans le jardin principal à 15h00, puis un Sunset Power HIIT sur le rooftop à 17h00 — le corps sollicité du lever au coucher du soleil, comme une métaphore de la journée elle-même.
Quatre chefs, zéro produit animal
C’est sans doute le moment le plus théâtral et le plus exigeant de cette journée. À l’Ai KISU, de fusion asiatique du resort, quatre chefs se sont réunis le temps d’une démonstration culinaire à huit mains, réservée à quinze convives adultes, dans un format volontairement exclusif. Entièrement végane, la séquence a aligné quatre stations de création simultanée : un Eggplant Zaalouk signé par la cheffe Naima, un Heart of Palm élaboré par le chef Shyam, un Warayaki Tofu par le chef Ram, et un Tataki Illusion — pastèque, sauce yuzu, granité — par le chef Simon. Chaque participant est reparti avec une fiche de recette personnalisée, tandis que le Sustainable Bar proposait une sélection de cocktails — avec ou sans alcool — élaborés selon des principes de production responsable. La démarche illustre une conviction croissante dans l’hôtellerie de luxe : que l’expérience gustative peut être vecteur de sensibilisation, sans jamais sacrifier l’excellence.
L’art comme acte militant, les enfants comme premiers ambassadeurs
Entre 11h00 et 16h00, le jardin attenant à la piscine principale s’est mué en atelier de création. Enfants et adolescents y ont été invités à concevoir des œuvres à partir de matériaux recyclés et naturels, sur des toiles fournies par le resort. À Rs. 500 par participant, la formule incluait une dimension caritative directe : Rs. 300 sur chaque inscription ont été reversées à l’association Elles C’est Nous. Un geste doublement symbolique — par son ancrage dans l’économie circulaire et par le choix de cibler les jeunes générations, premières héritières des enjeux environnementaux.
Un spa, une ardoise végétale et la fin des sacs-poubelle
La dimension opérationnelle de l’engagement du resort ne s’est pas limitée aux activités visibles. En cuisine de brigade, la cafétéria du personnel a adopté pour la journée un menu intégralement végétal — signal fort adressé à l’ensemble des équipes. Dans le même élan, à l'occasion de l'Earth Day, l’établissement a supprimé les sacs-poubelle à usage unique de l’ensemble de ses opérations, traduisant en actes ce que la communication hôtelière énonce trop souvent en principes.. Du côté du LUX* Me Spa, une offre Earth Day exceptionnelle — valable du 21 au 23 avril — a été proposée à Rs. 5 700 par personne (contre Rs. 7 600 en tarif habituel) : un rituel Foot Revive, l’accès aux installations hydrothermales et un massage holistique de soixante minutes à l’huile de coco locale, complété par une remise de 15 % sur les produits de la gamme Me Spa.
La mer comme responsabilité partagée
La journée s’est achevée sur un registre plus grave. En partenariat avec l’association Save The Blu, LUX* Grand Baie a organisé deux sessions de sensibilisation à la fragilité de l’écosystème marin mauricien : l’une destinée aux équipes entre 16h00 et 17h00, l’autre ouverte aux clients entre 17h00 et 18h00. Durant ces sessions, un artiste a réalisé une peinture en direct, faisant de l’acte créatif un commentaire silencieux sur la beauté menacée de l’océan. L’initiative repose sur une conviction que le resort partage avec son partenaire : ceux qui vivent et travaillent au bord de l’océan portent, à ce titre, une responsabilité particulière à son égard. Pour LUX* Grand Baie, la Journée de la Terre 2026 aura ainsi moins été une célébration qu’une démonstration — celle que le luxe, quand il s’engage, peut donner la mesure de ce qu’on attend de lui.