« Les requins ne considèrent pas naturellement l'être humain comme une proie », pose d'emblée Julian Sévère. Leur réputation de mangeurs d'hommes doit beaucoup au cinéma, davantage qu'à leur comportement réel. Une morsure, d'ailleurs, n'équivaut pas systématiquement à une attaque : elle peut résulter d'une simple confusion.
Des idées reçues passées au crible
Le carrousel s'attaque ensuite, planche après planche, aux clichés les plus tenaces sur le sujet. Leur vision, d'abord : contrairement à une croyance répandue, les requins ne bénéficient pas d'une acuité visuelle parfaite, mais distinguent surtout les formes, les contrastes et les nuances de gris. Le sang ne constitue pas non plus leur unique signal d'alerte — les vibrations dans l'eau pèsent tout autant dans leur perception de l'environnement. Nager sans discontinuer, en revanche, n'est une nécessité vitale que pour certaines espèces ; d'autres peuvent rester immobiles sans que leur respiration en pâtisse.
Message sous-jacent, porté par Eclosia : les requins régulent les populations marines et contribuent à la bonne santé des écosystèmes.
Trois espèces sous les eaux du Caudan
Odysseo, plus grand océanarium de l'archipel des Mascareignes, a ouvert ses portes en 2021 sur le front de mer de Port-Louis, avec plus de deux millions de litres d'eau de mer répartis dans ses bassins. L'établissement accueille aujourd'hui trois espèces de requins : le requin taureau, le requin zèbre et le requin pointe-blanche des récifs.
Le carrousel, partagé sous les hashtags #LearnLoveProtect et #Nurture, compte huit planches au total.
