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Talents Mauriciens - Oct 2026
Île Maurice Tourisme

ÎLE MAURICE TOURISME

13 octobre, 2026

Richard Duval lance un appel au calme et rappelle le poids du tourisme dans l’économie mauricienne

Du petit hôtel au chauffeur de taxi, c’est l’économie du quotidien que Richard Duval met au cœur de son appel au calme. En effet, au lendemain des événements qui ont secoué le pays, le ministre du Tourisme a publié sur sa page Facebook un message en kreol adressé à ses « konpatriot » (compatriotes). Il y rappelle que le secteur touristique, l’un des piliers de l’économie, fait vivre une multitude de familles mauriciennes.


Richard Duval lance un appel au calme et rappelle le poids du tourisme dans l’économie mauricienne

Le texte est écrit dans la langue de tous, et s’ouvre sur une phrase placée en exergue : « Prezerv limaz nou pays, sekter Tourism c’est pilier nou lekonomi ki fer boucou fami viv. Nou pays bizin rest ene lexamp stabilité dan le monde. » (Préserver l’image de notre pays, le secteur du tourisme est un pilier de notre économie qui fait vivre beaucoup de familles. Notre pays doit rester un exemple de stabilité dans le monde.)

Le ministre ne cherche pas à minimiser l’émotion. « Mo konpran lakoler, fristrasion ek soufrans ki boukou Morisien pe resanti » (Je comprends la colère, la frustration et la souffrance que ressentent beaucoup de Mauriciens), écrit-il, avant de nommer Élodie Thomas : « Seki finn ariv Élodie Thomas finn boulvers nou tou. » (Ce qui est arrivé à Élodie Thomas nous a tous bouleversés.) Le droit de manifester n’est pas contesté non plus. « Sak sitwayen ena drwa fer so lavwa tande ek exprim so mekontantman. Me nou bizin osi reflesi lor bann konsekans nou bann aksion. » (Chaque citoyen a le droit de faire entendre sa voix et d’exprimer son mécontentement. Mais nous devons aussi réfléchir aux conséquences de nos actions.)

Des écoles fermées, des examens reportés

Violences, routes bloquées, actes de vandalisme : pour Richard Duval, aucune de ces formes de protestation ne réglera les problèmes du pays, et ce sont souvent des innocents qui en paient le prix. Les premiers effets sont déjà visibles. « Nou pe deza trouv sa azordi. Bann lekol finn bizin ferme ek bann lexame nasional ek internasional, kouma NCE, SC ek HSC, finn bizin ranvwaye. » (Nous le constatons déjà aujourd’hui. Les écoles ont dû fermer et les examens nationaux et internationaux, comme le NCE, le SC et le HSC, ont dû être reportés.)

Le ministre pense d’abord aux élèves, qui se sont préparés pendant des mois et doivent aujourd’hui affronter un stress supplémentaire. Aux parents aussi, aux travailleurs, aux familles, qui subissent selon lui les conséquences d’une situation qu’ils n’ont pas choisie.

Taxis, artisans et petits hôtels dans la balance

Puis vient ce que Richard Duval décrit comme une autre conséquence, impossible à négliger. « Tourism se enn bann pilie nou lekonomi. Li pa fer viv zis bann gran lotel, me osi bann ti lotel, bann restoran, bann sofer taxi, bann ti antreprener, bann artizan ek enn kantite fami morisien. » (Le tourisme est l’un des piliers de notre économie. Il ne fait pas vivre seulement les grands hôtels, mais aussi les petits hôtels, les restaurants, les chauffeurs de taxi, les petits entrepreneurs, les artisans et quantité de familles mauriciennes.)

L’enjeu, à ses yeux, tient à une réputation patiemment construite : celle d’une destination accueillante, paisible et sûre. Une réputation qui a porté l’île au-delà du cap des 1,4 million de visiteurs en 2025, une première dans son histoire. Les images de violence et de désordre qui circulent pourraient l’entamer, écrit le ministre, faire hésiter les touristes à venir à Maurice et, à terme, menacer des emplois. Là encore, ce sont des innocents qui risquent d’en subir les conséquences.

Le silence n’est pas la réponse qu’il prône. Les problèmes doivent être écoutés, les responsabilités assumées, les solutions trouvées, mais par le dialogue, le respect et des démarches pacifiques. Désaccords, frustrations et différences ne dispensent personne, poursuit-il, d’une responsabilité envers les enfants, les familles et l’avenir du pays. Une ligne, isolée, résume la demande : « Pa les violans fer bann inosan pey pri. » (Ne laissons pas la violence faire payer le prix aux innocents.)

Le message se termine sur « Moris se nou lakaz. Se ansam ki nou bizin prezerv li. » (Maurice est notre maison. C’est ensemble que nous devons la préserver.).

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