Un signal fort venu de Berlin
C'est dans les allées feutrées du salon ITB Berlin, mardi dernier, que la nouvelle a pris forme. Daniel Caprile, haut cadre de Costa Croisières, a confirmé au mnistre Duval l'intérêt renouvelé du groupe pour reprendre ses escales à Maurice. Une déclaration qui résonne comme un signal fort pour un secteur qui peine encore à retrouver son souffle post-pandémique.
« Costa regarde Maurice avec un intérêt sérieux », a-t-il indiqué, sans toutefois préciser d'échéance. Suffisant pour raviver les espoirs d'une filière qui garde en mémoire l'époque faste où la compagnie débarquait jusqu'à 15 000 croisiéristes annuels sur l'île.

Un partenariat stratégique à consolider
La rencontre réunissait également Christian Lefèvre, représentant de Costa Croisières, ainsi que Dinesh Burrenchobay, chairman de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA). Cette rencontre illustre la volonté des autorités mauriciennes de peser dans les négociations et d'inscrire ce potentiel retour dans une stratégie de développement structurée.
Car l'enjeu dépasse la simple question des escales. Le retour de Costa constituerait un levier de visibilité considérable pour Maurice sur les marchés européens, où la compagnie demeure une référence incontournable.
L'île dans le viseur des grandes compagnies
À l'heure où l'Océan Indien s'impose progressivement comme l'une des destinations phares de la croisière mondiale, Maurice ne peut se permettre d'être absente des catalogues des grands armateurs. Le départ de Costa, intervenu dans un contexte difficile, avait laissé un vide que ses concurrents n'ont que partiellement comblé.
Un éventuel retour du pavillon Costa dans les eaux mauriciennes serait donc bien plus qu'un simple accord commercial : ce serait la reconnaissance, par l'un des leaders mondiaux du secteur, du potentiel intact d'une île qui entend jouer dans la cour des grandes destinations de croisière.