C'est dans le cadre historique de The Docks que s'est tenue hier la cérémonie de signature d'une stratégie nationale destinée à transformer l'économie bleue en troisième pilier économique de Maurice. Le ministre de l'Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l'Économie bleue et des Pêcheries, Dr Arvin Boolell, a paraphé cet accord avec la société Valinor Energy Analytics Ltd, en présence de l'ambassadeur de l'Union européenne, M. Oskar Benedikt.
Ce projet ambitieux, financé par Bruxelles dans le cadre d'un programme de soutien sectoriel, vise à évaluer systématiquement les opportunités offertes par les secteurs maritimes et côtiers. Pêche durable, aquaculture, biotechnologies marines, transport maritime, finance bleue et énergies océaniques renouvelables : autant de domaines appelés à connaître un développement structuré et respectueux de l'environnement.
Un océan d'opportunités inexploitées
« Il est impératif de positionner l'économie bleue comme un pilier central de notre développement national », a déclaré le Dr Boolell, insistant sur la nécessité d'exploiter le potentiel des ports, de la pêche et des énergies marines. Le ministre a souligné l'importance stratégique de la vaste zone économique exclusive mauricienne, appelant la jeunesse à s'engager dans ce secteur prometteur.
Le ministre junior Fabrice Gilles David s'est montré optimiste quant à l'impact économique de cette initiative, estimant que la contribution de l'économie bleue au PIB national pourrait doubler au cours de la prochaine décennie. Une projection ambitieuse qui traduit les espoirs placés dans cette stratégie maritime.
Le soutien européen réaffirmé
L'ambassadeur Benedikt a rappelé l'engagement constant de l'Union européenne aux côtés de Maurice, évoquant les partenariats existants dans les domaines de l'énergie, des ressources hydrauliques et du développement durable. Cette nouvelle stratégie s'inscrit dans la continuité de l'Accord de pêche liant les deux parties et permettra la mise en œuvre de projets concrets dans le secteur halieutique.
Avec cette feuille de route, Maurice entend désormais valoriser méthodiquement ses atouts maritimes, conciliant impératifs économiques et préservation environnementale dans une approche multisectorielle inédite.