L'est en terrain conquis
Il y a des rendez-vous qui, en quelques éditions seulement, s'inscrivent dans le calendrier sportif comme une évidence. L'Anahita Trail est de ceux-là. Lancé en 2024, il a réuni samedi 23 mai quelque 1 000 traileurs sur le Domaine de Beau Rivage, vaste étendue verdoyante nichée entre Trou d'Eau Douce et Bel Air, à quelques encablures d'Anahita et du lagon. Deux distances étaient proposées — 5 et 15 kilomètres — sur des parcours offrant les vues panoramiques caractéristiques de cette côte préservée.
Sur le 5 km, Camille Huguet et Cillver Durhone ont décroché les honneurs respectivement chez les femmes et chez les hommes. Le 15 km a vu s'imposer Sabrina Rabot Keisler et Hanooveer Singh Boodhoa dans leurs catégories respectives.
Le départ
Sur le parcours
L'arrivée
Podium · 5 km F
Podium · 5 km H
Podium · 15 km F
Podium · 15 km H
Au-delà de la compétition, la communauté
Ce qui distingue l'Anahita Trail des autres épreuves de l'île tient autant à son cadre qu'à sa philosophie. Fidèle à la vision d'Alteo — Making the East an Everlasting Place to Grow —, la course ne se conçoit pas en dehors du territoire qui l'abrite. Chaque édition est l'occasion de reverser une partie des droits d'inscription à une organisation non gouvernementale locale. Cette année, le Flacq Disabled Centre, engagé dans l'accompagnement des personnes vivant avec un handicap intellectuel ou développemental, bénéficiera d'un chèque de Rs 100 000.
« Voir près de 1 000 participants se rassembler pour cette troisième édition est une immense fierté pour toute l'équipe d'Alteo », a déclaré Fabien de Marassé Enouf, directeur général du groupe. « Nous nous sommes associés au Flacq Disabled Centre parce que cette course a un volet communautaire important. C'est cela aussi, l'ancrage dans l'Est. »
Un modèle qui prend racine
En trois éditions, Alteo a su faire de ce trail autre chose qu'une simple épreuve chronométrée. L'événement a trouvé sa formule : un site d'exception, une ambiance conviviale, et un engagement solidaire renouvelé d'année en année. La mobilisation des participants y contribue autant que celle de l'organisateur — preuve que le sport, lorsqu'il s'ancre dans un territoire, peut devenir un vecteur de cohésion sociale à part entière.
Rendez-vous est déjà pris pour 2027.
