Une croissance à transformer en réservations
Vingt partenaires mauriciens — hôtels, resorts, agences réceptives et autres acteurs de la chaîne touristique — se partagent l'espace mauricien à Dubaï pour la 33e édition du salon, placée sous le thème « Travel 2040: Driving New Frontiers Through Innovation and Technology ». Plus de 55 000 professionnels venus de 166 pays y sont attendus, aux côtés de 2 800 exposants répartis dans 48 pavillons nationaux ou collectifs. Face à ce volume, le Conseil de coopération du Golfe, marché prioritaire de la délégation mauricienne, pèse à lui seul plus de 61 millions d'habitants — un bassin sur lequel se joue une part croissante de la fréquentation touristique de l'île.
La progression de 10,5% enregistrée sur les sept premiers mois de 2026 confirme l'adhésion du marché du Golfe à la destination mauricienne. Reste à la transformer en réservations fermes — l'enjeu affiché de la présence mauricienne à l'ATM 2026, qui vise aussi à faire connaître les pans de l'île encore peu explorés par les visiteurs de la région.
L'argumentaire déployé face aux professionnels du Golfe déborde largement du balnéaire. Bien-être, randonnée, golf, gastronomie et découvertes culturelles s'ajoutent à l'offre traditionnelle. Le format court du séjour mauricien devient lui-même un argument commercial : la taille de l'île permet de combiner en un seul voyage plusieurs expériences qui, ailleurs, en exigeraient plusieurs — une modularité présentée comme l'un des atouts différenciants de la destination sur ce marché.
Sport, MICE et durabilité en renfort
Le tourisme sportif prend une place grandissante dans cet argumentaire. Maurice accueille l'AfrAsia Bank Mauritius Open, étape du DP World Tour, et a reçu pour la première fois en mai 2026 le Ladies European Tour à l'occasion du MCB Ladies Classic — en plus d'une offre déjà installée de trail, cyclisme, VTT, nage en eau libre et kitesurf. Deux tournées internationales accueillies la même année sur une seule île pèsent désormais dans le positionnement de Maurice sur la carte sportive mondiale.
Le MICE forme un autre axe de la présence mauricienne, appuyé sur des infrastructures de conférence, un tissu de DMC expérimentées et un régime d'exonération de TVA réservé aux événements internationaux qualifiants. L'argument commercial mis en avant tient en une équation simple : un groupe corporate peut conclure ses réunions d'affaires sans renoncer à l'expérience insulaire, les deux volets étant présentés comme conciliables dans un même séjour.
La desserte aérienne complète l'argumentaire commercial : trois vols quotidiens d'Emirates relient Dubaï à Maurice, et Saudia opère trois liaisons hebdomadaires depuis Djeddah. Une quarantaine d'hôtels de l'île répondent par ailleurs à des normes de durabilité reconnues — un critère de plus en plus déterminant face à des organisateurs d'événements corporate qui exigent désormais des certifications et des chiffres plutôt que des intentions.
Sur place, la délégation mauricienne doit rencontrer compagnies aériennes, partenaires du trade, organisateurs MICE, spécialistes du voyage de luxe et représentants de la presse — les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite restant, avec l'ensemble du Golfe, la cible prioritaire des quatre journées de rendez-vous à Dubaï.
