De la compétition scolaire à la passerelle de luxe
Tout a commencé par un pari. En 2025, dans le cadre du Marine Biodiversity Conservation Award — volet jeunesse du Sunlife Marine Conservation Programme —, les élèves de l'Ebène SSS (Girls) avaient décroché la première place avec un projet aussi singulier qu'audacieux : démontrer la faisabilité d'un défilé de mode éco-responsable en lien avec la protection des océans. Un an plus tard, Sunlife leur a fourni les moyens de le réaliser.
L'initiative baptisée « Waves of Hope » dépasse ainsi le cadre habituel des programmes de responsabilité sociale d'entreprise. Elle constitue le prolongement concret d'un engagement pris devant jury, transformé en événement réel, avec une audience de choix : le ministre de l'Éducation et des Ressources Humaines, le Dr Mahend Gungaparsad, et Son Excellence Kate Chamley, Haute-Commissaire d'Australie, avaient effectué le déplacement au Long Beach pour y assister.
Soixante élèves, dix éducateurs, cinq mille heures
Les chiffres donnent la mesure de l'entreprise. Soixante élèves et dix éducateurs ont mobilisé plus de 5 000 heures pour concevoir, assembler et présenter des tenues élaborées à partir de matériaux recyclés et durables — le tout culminant en un défilé en plein air, face à l'océan Indien. Un cadre délibérément symbolique, où la mer, sujet même du projet pédagogique, servait de toile de fond.
« Pour la première fois, dans un cadre hôtelier cinq étoiles, nous donnons vie à un projet de durabilité de cette envergure, de sa conception jusqu'au défilé », a déclaré Clency Roméo, Chief Sustainability Officer de Sunlife. Avant d'ajouter que cette initiative « démontre que les jeunes ne sont pas seulement les leaders de demain, mais déjà les acteurs du changement aujourd'hui. »
Un écosystème de partenaires
L'événement n'aurait pas pris cette ampleur sans un réseau d'acteurs institutionnels et privés réunis autour du projet. CIEL Group et CIEL Textile ont apporté leur soutien industriel, tandis que le Rajiv Gandhi Science Centre, l'Université de Maurice, le Pôle de Recherche d'Excellence en Biodiversité Marine Durable et l'Australian High Commission ont chacun contribué à ancrer l'initiative dans une démarche scientifique et diplomatique crédible.
Cette architecture partenariale illustre précisément l'ambition affichée par Sunlife : faire de « Waves of Hope » non pas un geste isolé, mais une « communauté connectée où idées, ressources et responsabilités circulent », selon les termes de Clency Roméo — transformant, dit-il, « la sensibilisation en action, et l'action en impact durable. »
La mode comme vecteur d'éveil
Au-delà de la performance textile, l'événement s'inscrit dans une réflexion plus large sur les leviers du changement comportemental. En choisissant la mode — secteur paradoxalement associé à la surproduction et au gaspillage — comme support pédagogique, Sunlife et ses partenaires ont opté pour un langage universel, accessible, immédiatement lisible par le grand public.
Sensibilisation à la conservation marine, promotion des pratiques circulaires, renforcement de l'éducation environnementale : les objectifs de « Waves of Hope » recoupent plusieurs priorités nationales en matière de développement durable. Avec près de cinquante ans d'expérience hôtelière sur le littoral mauricien — depuis l'ouverture de La Pirogue en 1976 —, Sunlife entend assumer une responsabilité qui, selon ses propres termes, « va bien au-delà de ses activités. »