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Île Maurice Tourisme

ÎLE MAURICE TOURISME

25 juin, 2026

L'accès aux plages est libre pour tout le monde

Le ministre du Logement et des Terres, Shakeel Mohamed, a réaffirmé mardi que l'ensemble du littoral mauricien appartient au domaine public et demeure librement accessible à tous, quelle que soit la nature des occupations privées riveraines. La déclaration fait suite à des signalements croissants d'installations illégales — panneaux, barrières, clôtures — érigées par des locataires de terres côtières de l'État pour s'arroger un accès exclusif à la plage. Un audit national des points d'accès au littoral est lancé. Le Commissaire de Police a été saisi pour engager des poursuites contre les contrevenants.

L'accès aux plages est libre pour tout le monde

La déclaration intervient dans un contexte de montée des tensions. Certains locataires de terres côtières de l'État auraient installé panneaux, barrières et autres dispositifs laissant croire à une appropriation exclusive du littoral. Une pratique qualifiée d'illégale par le ministre, contraire, dit-il, à une législation constante depuis des décennies.

Maurice dispose d'un littoral d'environ 330 kilomètres, dont une portion significative longe des terres domaniales concédées à des opérateurs privés — hôtels, résidences, campements. C'est précisément cette configuration qui rend la question de l'accès public structurellement sensible, et récurrente.

Le ministre des Terres, Shakeel Mohamed

Ce que dit la loi
La précision juridique mérite d'être posée clairement : la zone entre les laissés de basse et de haute mer — le « sable mouillé » — et la bande allant de la ligne de haute mer jusqu'à la ligne de construction autorisée — le « sable sec » — font toutes deux partie du domaine public. Nul hôtel, nul preneur à bail ne peut en restreindre l'accès. Les Pas Géométriques, ces franges domaniales longeant le trait de côte, demeurent quant à eux affectés à l'usage commun.

Le ministre a invoqué l'article 110 du Criminal Code (Supplementary) Act, qui pénalise toute entrave à la libre circulation sur le rivage. L'amende prévue peut atteindre 10 000 roupies. Une demande a été adressée au Commissaire de Police pour que des mesures d'exécution soient engagées contre les contrevenants.

Audit et cartographie : deux chantiers annoncés
Au-delà du cadre répressif, le gouvernement annonce deux chantiers concrets. Un audit national des points d'accès au littoral est en cours, destiné à recenser les passages obstrués, privatisés ou illégalement occupés. Un système de cartographie des accès officiels sera ensuite développé pour permettre au public de les localiser facilement — accès qui conditionnent non seulement les loisirs, mais les interventions d'urgence en zone côtière.

Les particuliers et entités ayant apposé des panneaux revendiquant une exclusivité sur des zones de plage sont appelés à les retirer sans délai. Ces affichages n'ont aucun fondement légal et induisent en erreur les citoyens sur leurs droits. Le Beach Authority, le ministère du Logement et la Police mauricienne restent les interlocuteurs désignés pour tout signalement.

L'audit est déjà engagé.

 

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