Une instance pour trancher entre ouverture et protection
Le National Aviation Council réunira des professionnels disposant d'une expertise reconnue du secteur aérien et d'une connaissance approfondie des politiques d'accès aérien. Sa mission dépasse le simple conseil technique : il devra proposer au gouvernement une stratégie de long terme. Concilier l'ouverture vers de nouveaux marchés et les intérêts économiques du pays est une chose. Le faire sans fragiliser l'avenir du transporteur national en est une autre.
Jusqu'à présent, ce type d'arbitrage relevait directement des discussions entre le gouvernement et les acteurs du secteur, réunis pour l'occasion — comme l'a montré la rencontre d'hier, qui a associé Megh Pillay, président exécutif d'Airport Holdings Ltd, Raju Jaddoo, président du conseil d'administration d'Airport Holdings Ltd, Dhiren Dabee, président du conseil d'administration d'Air Mauritius, André Viljoen, Chief Executive Officer d'Air Mauritius, Dass Thomas, administrateur d'Air Mauritius, et Suresh Seeballuck, secrétaire au Cabinet et chef de la fonction publique.
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Le format du Council n'est pas encore arrêté que les premières discussions ont déjà commencé : Etihad Airways a manifesté son intérêt pour desservir Maurice. Elles seront engagées non pas comme une simple négociation de liaison aérienne, mais dans la perspective d'un projet plus large, censé apporter des bénéfices élargis à l'économie mauricienne. Le gouvernement affiche une ambition assumée : mieux relier Maurice au monde, et faire de chaque partenariat aérien une opportunité de développement, avec des retombées attendues pour le tourisme, les entreprises et la population.
Reste à savoir si le nouveau Conseil sera en place avant que ces discussions avec Etihad Airways n'aboutissent, ou si le calendrier suivra une autre logique.