La Vallée d'Osterlog a retrouvé son éclat. Ce jardin endémique, véritable écrin de biodiversité, a été officiellement réouvert ce mercredi en présence du ministre de l'Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l'Économie bleue et des Pêches, Dr Arvin Boolell, du ministre adjoint Fabrice David, et de la ministre adjointe de la Santé et du Bien-être, Anishta Babooram. Une cérémonie qui coïncide avec la Journée mondiale des zones humides et qui témoigne de la volonté gouvernementale de placer la conservation environnementale au cœur des priorités nationales.

Tapi entre les monts Lagrave et Laselle, ce site abrite des espèces endémiques uniques qui font la richesse du patrimoine naturel mauricien. « Ce jardin représente un joyau précieux de notre biodiversité, un bien commun qui appartient à l'ensemble de la communauté », a déclaré le Dr Boolell dans son discours inaugural. Le ministre a rappelé que les écosystèmes de Maurice ne constituent pas seulement des réservoirs d'une biodiversité incomparable, mais également des paysages culturels vivants pour la nation.
La cérémonie s'est déroulée en plusieurs temps forts. Le lancement d'une affiche numérique consacrée à la Journée mondiale des zones humides, accompagné d'une brochure dédiée au jardin endémique, a marqué le début des festivités. L'inauguration d'un photomaton créé par les étudiants de l'Academy of Design and Innovation, récompensés par des certificats pour leur travail, a suivi. La matinée s'est achevée par une plantation symbolique d'espèces endémiques par les dignitaires présents.

En écho au thème de cette année – « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel » – le ministre Boolell a insisté sur l'importance de valoriser ces espaces pour leur rôle vital de puits de carbone, de berceaux de la diversité biologique et pour leurs bienfaits sur le bien-être des populations. Il a annoncé que des mesures clés ont été initiées pour renforcer la protection de la biodiversité nationale, notamment l'élaboration d'un projet de loi sur les zones humides et la protection des droits de propriété intellectuelle.
De son côté, le ministre adjoint Fabrice David a qualifié le jardin endémique de « gemme d'une biodiversité exceptionnelle, unique tant à l'échelle régionale que mondiale ». « Cette réouverture marque un nouveau chapitre dans la conservation et la réhabilitation du site, tout en offrant au public l'opportunité de redécouvrir ce patrimoine naturel », a-t-il souligné, ajoutant que cette initiative s'inscrit dans les efforts continus du gouvernement pour renforcer la protection environnementale et préserver l'identité naturelle de la nation.
Avec cette inauguration, Maurice réaffirme sa détermination à protéger ses trésors naturels, ces sanctuaires où la faune et la flore endémiques trouvent refuge. Un engagement qui résonne particulièrement à l'heure où la préservation de la biodiversité s'impose comme un enjeu planétaire majeur.