Vitrine devenue incontournable pour les destinations en quête de parts de marché, FITUR s’est imposé, au fil des années, comme un passage obligé pour qui veut exister dans l’imaginaire des voyageurs ibériques et latino-américains. À Maurice, où le tourisme demeure un pilier de l’économie, l’événement est regardé comme un baromètre précieux des tendances et des attentes d’une clientèle européenne désormais en quête de séjours plus longs, plus expérientiels et plus responsables. Car au-delà de la carte postale paradisiaque, la MTPA mise sur une diversification assumée de son offre : escapades culturelles, bien-être, séjours durables ou voyages mêlant affaires et loisirs, autant de segments en plein essor sur lesquels l’île entend se positionner.
Sur le stand mauricien, cette stratégie se traduira par une offensive feutrée mais déterminée auprès des tour-opérateurs, agences de voyages et plateformes de réservation, qui restent les principaux prescripteurs pour le marché espagnol et portugais. Rencontres B2B, présentations ciblées, rendez-vous avec la presse spécialisée : la délégation prévoit un agenda serré afin de consolider les liens existants et d’en nouer de nouveaux, notamment avec les acteurs les plus dynamiques sur le segment haut de gamme et celui des voyages à la carte. Dans un environnement où les destinations méditerranéennes et caribéennes rivalisent de promotions, Maurice mise sur son image de destination lointaine mais accessible, sûre, réputée pour la qualité de son accueil et la stabilité de son cadre réglementaire.
La délégation mauricienne à FITUR
La présence conjointe de la MTPA et des opérateurs privés mauriciens, soigneusement orchestrée, doit permettre de présenter un front uni, capable de répondre de manière cohérente aux demandes des distributeurs européens. Les hôteliers viennent y défendre une montée en gamme assumée, entre établissements de luxe et offres plus intimistes, tandis que les DMC mettent en avant leur capacité à bâtir des séjours sur mesure, mêlant plages, nature, culture et gastronomie créole. Cette synergie, vantée de part et d’autre, vise aussi à rassurer des partenaires encore marqués par les incertitudes passées, en montrant une destination organisée, structurée et prête à absorber une hausse des flux touristiques sans renoncer à ses engagements en matière de durabilité.

Pour l’île, la péninsule Ibérique fait figure de marché d’avenir. En Espagne comme au Portugal, la progression des arrivées mauriciennes ces dernières années a conforté la stratégie de promotion engagée, qui combine campagnes ciblées, partenariats avec des compagnies aériennes et présence renforcée sur les grands salons professionnels. À Madrid, la MTPA espère transformer l’essai : accroître la notoriété de la destination auprès du grand public, attendu en nombre lors des journées ouvertes, tout en sécurisant, en coulisses, de nouveaux accords de distribution pour la prochaine haute saison.
À l’heure où nombre de destinations cherchent à se réinventer face aux défis climatiques et aux nouvelles sensibilités des voyageurs, Maurice entend démontrer qu’elle peut conjuguer attractivité et responsabilité, promesse de carte postale et exigence de modernité. Dans les allées de FITUR, c’est cette équation subtile que la délégation mauricienne s’attachera à défendre, convaincue que le marché européen, et en particulier ibérique, recèle encore de larges marges de progression pour l’île de l’océan Indien.