Un baromètre que les investisseurs ne boudent plus
L'affluence des bailleurs de fonds dans les travées en dit long sur la nouvelle équation du continent. « L'intérêt pour l'Afrique est réel, et il grandit », a déclaré Richard Duval, ministre du Tourisme, en visite ce mercredi sur le stand de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA). Loin de la simple vitrine, Indaba s'est imposée au fil des éditions comme un thermomètre de la confiance des marchés émetteurs envers une destination Afrique en pleine mue.
Geraldine Bajee de RIU
Maurice à la manœuvre
Au pavillon mauricien, l'accueil est orchestré par les deux figures de tutelle de la MTPA, Dinesh Burrenchobay et Benoit Harter, entourés d'une délégation représentative du secteur. « Une occasion unique de se reconnecter, de bâtir des partenariats et de façonner ensemble l'avenir du tourisme sur notre continent », a confié le ministre, saluant la mobilisation des opérateurs mauriciens qui ont fait le déplacement. Derrière la diplomatie des sourires se négocient accords de distribution, partenariats aériens et opérations conjointes.

Transformer l'intérêt en croissance
Reste l'enjeu majeur, celui sur lequel Indaba se mesurera dans les prochains mois : convertir cette effervescence en flux concrets. « Le salon réunit le meilleur de ce que l'Afrique a à offrir et crée les conditions pour transformer cet intérêt en investissements, en emplois et en croissance durable », a poursuivi Richard Duval. À l'heure où le numérique redessine les circuits de commercialisation, Durban fait aussi office de laboratoire des outils qui connecteront, demain, les marchés africains entre eux. Maurice, en y déployant ses forces vives, entend bien y tenir son rôle de plaque tournante.