VINGT ÉCOLES, UNE SEULE AMBITION
C'est au cœur même de son campus, à Saint-Pierre, qu'Escoffier Luxury Institute a choisi d'accueillir la finale de son Grand Jeu Concours du Luxe. Vingt établissements scolaires avaient répondu à l'appel ; huit d'entre eux, sélectionnés à l'issue d'une phase qualificative rigoureuse, se sont disputé les honneurs de cette première édition. L'événement, réservé exclusivement aux élèves, entendait incarner une conviction que l'Institut cultive depuis sa fondation : les métiers du luxe ne s'improvisent pas. Ils s'apprennent, se cultivent, s'intègrent.
Gastronomie, hospitalité haut de gamme, management des industries de service — tels sont les territoires qu'Escoffier défriche depuis son implantation dans l'île. La compétition, dans ce cadre, constitue bien plus qu'un exercice pédagogique : elle est une vitrine, un signal adressé aux familles, aux recruteurs, et à l'ensemble de l'écosystème touristique mauricien.
SAINT MARY'S DOMINE, SAINT ANDREW'S COMPLÈTE LE PODIUM
Au terme d'une journée de compétition, le jury a désigné ses lauréats. Le binôme formé par Ezéchiel Modeste et Christophe Tsang, tous deux élèves du collège Saint Mary's, s'est imposé en première position, remportant deux bourses d'études complètes pour le Bachelor Luxe Management et Marketing — un titre homologué RNCP sous l'intitulé Responsable du Développement Commercial — d'une valeur totale de 1,2 million de roupies. La deuxième marche du podium revient également à Saint Mary's, avec le binôme Denzel Keisler et Jeason Townsend, tandis que Mathieu Moonisamy et Celia Jupin, du collège Saint Andrew's, ont complété le trio de tête.
Ce quasi-monopole d'un seul établissement sur les deux premières places témoigne, au-delà des individualités, d'une culture de l'excellence ancrée dans certains collèges de l'île. Il invite aussi à interroger les conditions dans lesquelles cette culture se construit — et les inégalités de préparation qui peuvent exister entre établissements.
« Former des professionnels capables d'évoluer avec aisance dans les univers les plus exigeants, là où les opportunités d'emploi sont multiples. »
Tiina Fabre, General Manager d'Escoffier Luxury Institute
FORMER POUR DURER : LA PHILOSOPHIE D'ESCOFFIER
Pour Tiina Fabre, General Manager de l'Institut, le bilan de cette première édition dépasse la simple remise de prix. Dans un contexte où l'hôtellerie de luxe mauricienne recrute une part croissante de ses cadres à l'étranger, l'émergence d'un vivier local — formé aux exigences du secteur, sensibilisé à ses codes implicites — constitue un enjeu stratégique. Escoffier entend occuper ce créneau avec méthode, en articulant excellence académique, expertise professionnelle et ancrage territorial.
Car les métiers du luxe, rappelle-t-on volontiers dans les couloirs de l'Institut, exigent bien plus qu'un savoir-faire technique : ils requièrent une posture, une culture du détail, et cette quête permanente d'excellence qui distingue le professionnel accompli du simple praticien. La compétition, dans ce sens, n'était pas seulement un concours — elle était une démonstration.
Reste à savoir si cette première édition trouvera les prolongements qu'elle mérite. Le rendez-vous est d'ores et déjà pris pour 2027.