Les frontières s'effacent, les saveurs se rencontrent. Entre Grand Baie et Johannesburg, deux établissements membres de la prestigieuse collection The Leading Hotels of the World tissent une fois encore les fils d'une collaboration gourmande qui célèbre autant l'art culinaire que le rapprochement culturel. Le Royal Palm Beachcomber Luxury et le Saxon Hotel, Villas and Spa perpétuent ainsi une tradition d'échanges entre chefs qui enrichit leurs tables respectives et régale leurs clientèles les plus exigeantes.
Une signature afro-européenne au service de la fusion des terroirs
Scott Dressels n'est pas homme à se contenter des sentiers battus. Diplômé du prestigieux Prue Leith Culinary Institute et formé en Italie à l'école Alma – où il termina premier de sa promotion –, ce chef exécutif du restaurant Qunu incarne une cuisine profondément ancrée dans le respect du produit et la durabilité. Sa philosophie repose sur une sélection rigoureuse : légumes biologiques, poissons de pêche locale, viandes issues de fournisseurs éthiques.
Enracinée dans les techniques françaises classiques, sa cuisine s'est enrichie d'influences afro-européennes et méditerranéennes. Passionné par les tendances nordiques et les concepts « de la ferme à la table », il intègre avec virtuosité des éléments africains pour composer une signature culinaire aussi unique que reconnaissable. Du 5 au 7 février, il apportera cette vision singulière aux convives du Royal Palm à travers trois dîners mêlant influences nordiques, méditerranéennes et africaines, accompagné de Catherine Adonis, cheffe pâtissière exécutive du Saxon Hotel.
Un menu qui raconte une histoire de partage
Le menu dégustation conçu pour ces trois soirées d'exception illustre parfaitement cette rencontre des cultures. Dès l'amuse-bouche – une tartelette de canard confit rehaussée de purée de cerises et de ricotta fumée –, le ton est donné : sophistication et audace s'y conjuguent avec harmonie.
Le voyage se poursuit avec un ceviche de bar marié à une vinaigrette aux fruits de la passion, où le jalapeño et le labné à la noix de coco introduisent une dimension à la fois exotique et crémeuse. Vient ensuite l'intermédiaire, pièce maîtresse de l'équilibre : des noix de Saint-Jacques poêlées, sublimées par une crème masala aux agrumes, accompagnées de fenouil confit, d'un tartare de carottes et d'une huile de feuilles de curry qui signe la rencontre entre techniques européennes et parfums d'ailleurs.
Après un trou normand revisité – sorbet mangue et rooibos, clin d'œil au terroir sud-africain –, le plat principal impose sa puissance : un faux-filet de wagyu poêlé, servi avec une purée de panais au café, de la polenta frite, des edamames et un jus au poivre et porto qui célèbre la richesse des saveurs. La finale chocolatée, orchestrée par Catherine Adonis, déploie une mousse au chocolat et noisettes, un crumble praliné, une mousse de Frangelico et une glace au café, avant que les friandises – macaron saveur tarte au lait et bonbon au chocolat au lait et à l'Amarula – ne viennent clore ce ballet gustatif en beauté.

Catherine Adonis, l'émotion par le chocolat
Si Scott Dressels apporte sa vision du salé, Catherine Adonis signe la partition sucrée avec une maestria reconnue bien au-delà des frontières sud-africaines. Formée à l'École Valrhona de New York, finaliste du Unilever Chef of the Year 2019 et participante au Chocolate Masters Challenge 2025, cette pâtissière accomplie défend une philosophie où chaque création doit « non seulement ravir les papilles, mais aussi éveiller l'émotion, raconter une histoire et incarner l'art dans sa forme la plus pure ».
Son parcours dans les cuisines les plus réputées d'Afrique du Sud – du Mount Nelson Hotel au Jordan Restaurant – lui a permis d'affiner un style signature qui conjugue créativité, précision et passion profonde pour le chocolat. Fervente partisane du mentorat, elle s'investit activement dans la formation des jeunes chefs, en particulier des femmes qui entrent dans le métier.

William Girard, ambassadeur de la cuisine mauricienne à Johannesburg
Si février verra le Saxon s'exporter à Maurice, juillet inversera le mouvement. Les 3 et 4 juillet 2026, William Girard, chef exécutif du Royal Palm, se rendra en Afrique du Sud pour promouvoir la cuisine mauricienne lors de deux dîners à quatre mains au restaurant Qunu. Récemment admis au titre de Maître Cuisinier de France, ce chef au parcours impressionnant – qui a œuvré aux côtés de grands noms comme Alain Solivérès, Yannick Alléno et Guy Martin dans des restaurants étoilés Michelin parisiens – compose aujourd'hui de nouvelles signatures culinaires mariant saveurs tropicales et traditionnelles dans les trois restaurants du Royal Palm.
Deux palaces, une même quête d'excellence
« Nous sommes ravis de renouveler cette collaboration avec Saxon Hotel », déclare Patrice Landrein, directeur général du Royal Palm Beachcomber Luxury. « Ces partages entre chefs permettent non seulement de créer des expériences culinaires uniques pour nos clients, mais aussi de célébrer la richesse de nos cultures respectives et notre engagement commun envers l'excellence. »
Au-delà de l'expérience gastronomique, cet échange s'inscrit dans une démarche d'excellence partagée entre deux établissements d'exception. Le Royal Palm, palace iconique de Grand Baie qui célèbre ses 40 ans en 2025, et le Saxon Hotel, refuge de luxe au cœur de Johannesburg – où Nelson Mandela acheva son autobiographie Long Walk to Freedom –, partagent une même philosophie : faire de l'hospitalité un art de vivre où chaque détail compte.
Cette collaboration culinaire entre l'océan Indien et l'Afrique australe illustre parfaitement comment deux terroirs peuvent dialoguer, s'enrichir mutuellement et offrir à leurs hôtes des moments d'exception. Car au fond, la grande cuisine n'est-elle pas d'abord une affaire de rencontres et de partage ?