L'Europe, locomotive d'une reprise affirmée
Six semaines. C'est le temps qu'il aura fallu à Maurice pour franchir le cap des 180 000 visiteurs en ce début d'exercice. Selon les derniers chiffres publiés par Statistics Mauritius, l'île a accueilli 181 848 touristes entre janvier et la mi-février 2026, contre 170 340 sur la même période en 2025 — une hausse de 6,8 % qui témoigne d'une attractivité intacte, voire renforcée.
Ce dynamisme repose en grande partie sur la vitalité du marché européen, qui totalise à lui seul 122 190 visiteurs sur un mois et demi, loin devant l'Afrique (37 340) et l'Asie (15 793). Les Amériques et l'Océanie complètent le tableau, avec respectivement 4 229 et 2 195 arrivées.
La France en tête, La Réunion en embuscade
Sans surprise, la France conserve sa position de premier marché émetteur avec 42 819 visiteurs — un chiffre qui reflète autant les liens historiques que la densité des dessertes aériennes reliant l'Hexagone à l'île. Elle devance le Royaume-Uni (14 691) et l'Allemagne (14 258), deux marchés qui confirment la solidité de la clientèle nord-européenne.
Plus notable encore : La Réunion se hisse à la deuxième place de ce palmarès avec 18 938 visiteurs, soulignant le poids croissant de la clientèle régionale dans l'équation touristique mauricienne. L'Afrique du Sud (12 282) et l'Inde (7 498) complètent ce « Top 6 » des marchés stratégiques.

Février en accélération
L'analyse mensuelle révèle une accélération notable en février. Si janvier 2026 s'établit à 125 871 arrivées — en hausse par rapport aux 116 926 enregistrés en janvier 2025 —, c'est la première quinzaine de février qui retient l'attention, avec 55 977 visiteurs, soit une progression de 4,8 % sur un an. Un résultat qui laisse entrevoir un mois complet prometteur, à l'heure où les réservations de fin de saison estivale australienne restent soutenues.
Ces résultats confortent les ambitions affichées par les autorités touristiques pour 2026, dans un contexte régional où la concurrence entre destinations insulaires de l'océan Indien ne cesse de s'intensifier.