De l'air

Je ne suis pas pessimiste de nature. Autant, d’ailleurs, de ne pas l’être par les temps qui courent. Depuis deux mois maintenant on assiste à la lente déliquescence de l’industrie touristique mauricienne qui, manifestement, paie un lourd tribut à la pandémie Covid-19.

De la fermeture temporaire de So Sofitel Mauritius et ses 250 employés invites à prendre un congé sans solde et l’éventuelle réduction du personnel d’un des plus importants groupes hôteliers mauriciens, Sun Resorts, les mauvaises nouvelles n’ont cessé d’affluer. Et tant que les frontières seront fermées et que les gouvernements des pays émetteurs, à l’instar de la France, inviteront leurs concitoyens à préférer le voyage à l’intérieur de leurs frontières, la situation va aller de mal en pis.

Doit-on, pour autant, baisser les bras ? Non, mille fois non. Pour difficile que soit la situation actuelle, elle ne doit pas nous empêcher à penser à des jours meilleurs. À une lente reprise, mais a une reprise quand même. L’optimiste que je suis reste convaincu que l’industrie touristique mauricienne a encore de beaux jours devant lui.


par Jean-Joseph Permal
Rédacteur en chef

 Les Seychelles l’ont bien compris en jetant les bases d’une reprise bien pensée et graduée de leur industrie touristique. Nous devons l’envisager a plus vite. Pour des raisons économiques bien entendu, mais également pour le « feel good factor » général que cela apportera a une population confinée jusqu'à plus soif et qui souhaite que les privations – bien nécessaires- et les bons résultats enregistrés depuis un mois face au Covid-19, doivent déboucher sur ne serait-il qu’un assouplissement du dispositif sécuritaire et sanitaire en place.

 Shanti Maurice, dont nous évoquions l’impressionnant #mysafezone – son programme de précautions renforcées post Covid-19 – est un bel exemple de ce qui peut être accompli dans un univers hôtelier sans prendre ses aises avec les nouvelles dispositions sanitaires.

 Serrée dans une gangue qui l’étrangle un peu plus chaque jour l’industrie touristique mauricienne a besoin d’air. Il est donc temps de lâcher du lest et permettre à l’industrie dans son ensemble de reprendre doucement son envol, avec un cahier des charges sanitaire strict, un soutien adéquat de l’État.  Notre industrie touristique que le monde nous envie possède le vaccin de l’optimisme. Nous en avons tous besoins.