Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/ilemauricetouris/public_html/index.php:1) in /home/ilemauricetouris/public_html/catalog/controller/startup/session.php on line 25Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/ilemauricetouris/public_html/index.php:1) in /home/ilemauricetouris/public_html/catalog/controller/startup/startup.php on line 99Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/ilemauricetouris/public_html/index.php:1) in /home/ilemauricetouris/public_html/catalog/controller/startup/startup.php on line 157 Talents Mauriciens / No9. Ennusha  Beejah, Human Resources Manager, Constancr Halaveli

Talents Mauriciens / No9. Ennusha  Beejah, Human Resources Manager, Constance Halaveli

Talents mauriciens ! Une série unique consacrée aux Mauriciens qui se sont expatriés avec succès dans le domaine du tourisme à travers le monde. Entre fierté et sacrifices, espoirs et réussites, une plongée inspirante dans la vie de ceux et celles qui font briller l'île Maurice à l'étranger. Aujourd’hui nous donnons la parole à Ennusha Beejah, Human Resources Manager à Constance Halaveli. C’est la première expatriée d’un groupe mauricien d’avant-garde, Constance Hotels & Resort, que nous accuillons dans cette rubrique. Elle nous parle de son parcours, ses attentes et sa vision du tourisme

1.Pourquoi avoir choisi le tourisme ?

Je considère le tourisme comme le domaine idéal et dans lequel on a des possibilités infinies. C'est un secteur qui évolue sans cesse dans sa créativité. C'est l'endroit où l'on cultive la passion et où l'on a la chance de partager des endroits. Chaque jour est une aventure et les aventures remplissent l'âme.


2.En quoi consiste votre métier ?
Mon travail consiste à assurer une productivité constante de l'entreprise en maximisant l'efficacité de la force humaine. En tant que responsable des ressources humaines, mon travail consiste à intégrer les stratégies et la culture de l'entreprise parmi les membres de l'équipe et à être un catalyseur pour allumer l'étincelle de la transformation chez les gens.


3.Quelle formation avez-vous suivie ?

J'ai commencé mes études dans le domaine du tourisme et j'ai évolué en étant titulaire d'une Maîtrise en Gestion Hôtelière.

4.Quel a été votre parcours professionnel ?
Mon parcours jusqu'au poste de responsable des Ressources Humaines m'a amenée à occuper différents postes, du département des opérations, comme le coordinateur d du département de la maintenance au responsable de la formation.

5. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l'exercice de votre métier ?
Ayant toujours été fasciné par ce secteur, j'ai dû, au début de ma carrière, plonger tête la première dans le travail et lui donner absolument tout - temps, énergie, dévouement, ce qui m'a conduit à m'éloigner de ma vie personnelle. Rechercher un état d'équilibre est un défi constant.

6. Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui voudrait embrasser une carrière  votre spécialité ?
Les RH ont évolué de leurs rôles traditionnels durant cette pandémie vers des domaines étendus tels que la gestion de crise. Pour cela, une attitude proactive est nécessaire. Il est également essentiel d'avoir une bonne connaissance du secteur dans lequel on travaille. En tant que professionnel des RH, nous devons sortir de notre bulle RH et prendre le temps de comprendre l'environnement dans lequel nous opérons, par exemple le secteur bancaire est très différent de l'hôtellerie. Même si les stratégies de RH sont intéressantes et à la mode, le résultat varie d'un secteur à l'autre.

7. Pourquoi avoir choisi de vous expatrier ?
Au cours d’une affectation de courte durée aux Maldives, la culture, la population et le secteur de l'hôtellerie ont laissé une empreinte qui m'a rapproché de la réalité et m'a donné envie d'expérimenter.

8. Est-il facile de vivre et de travailler à l’étranger, comment s’est passée votre adaptation à un nouvel environnement culturel et au style comportemental de pays d’accueil ?

Avant de m'installer définitivement aux Maldives, j'ai eu la chance de pouvoir tester l'environnement de travail et de vie. Je savais à quoi m'attendre et le style de vie me convenait, donc je dirais que la phase a été facile.

9. Quel est le sacrifice le plus important que vous avez dû faire pour vivre votre métier à l’étranger ?
Je dirais plutôt que ce sont mes parents, surtout mon père, qui ont dû faire le sacrifice de me laisser suivre mes rêves.

10. Pourquoi est-ce que le savoir-faire mauricien s’exporte aussi bien ?
Issus d'un pays multiculturel, notre capacité d'adaptation, notre double compétence linguistique et nos niveaux d'alphabétisation sont des traits qui distinguent l'expertise mauricienne.

11. Reviendrez-vous partager votre expérience au pays ?
On peut aller dans le monde entier pour poursuivre ses rêves mais le meilleur voyage mène toujours à la maison et Maurice est et sera toujours ma maison.

12. Quelle a été votre plus grande satisfaction professionnelle ?
Lorsque vous êtes capable d'exécuter ce que vous avez visionné, et c'est ma satisfaction quotidienne.

13. Quel regard portez-vous sur l’industrie touristique mauricienne ?
Je pense que l'île Maurice a atteint sa maturité en tant que destination, après avoir été la référence pour son industrie touristique. L'initiative de diversification est une étape favorable, mais pour qu'elle soit durable, les autres industries doivent travailler dans la même direction. Une destination écologique et le boom de l'industrie immobilière ne se complètent pas.
Avec l'explosion du Covid et la fermeture des frontières, le tourisme a de nouveau été fortement touché. Le temps qu'il faudra pour redémarrer et en tenant compte de toutes les éventualités dues au post-Covid, dépeint une image très incertaine pour l'industrie du tourisme à Maurice, si une approche rigoureuse de récupération n'est pas adoptée pour surmonter la pandémie.

14. Si vous deviez choisir un slogan pour l’île Maurice ?
« Experience variety » or « Truly polyvalent »

15. Une bonne idée que l’on pourrait appliquer au monde du travail mauricien que vous avez retenu lors de votre expatriation ?
Renforcer la résilience et travailler à un objectif commun.

16. Quel conseil donnerez-vous à un jeune qui est intéressé par les métiers du tourisme ?
C'est bien de rêver grand, mais il faut commencer petit au départ. En travaillant dur et avec persévérance, on finit par réaliser son rêve. C'est un voyage d'apprentissage continu et d'auto-évaluation. Tourism may be glamorous from outside, it takes each moment to shape this industry.

17. Quel est votre but professionnel ultime ?
Je crois que tout ce que vous avez, c'est le moment présent. Tous les objectifs sont possibles à partir de là. Je n'ai pas tendance à faire une fixation sur un objectif spécifique car, le long du chemin, il y a toute une série d'opportunités et de virages que l'on a le choix de saisir ou de laisser passer.

18. Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’île Maurice ?
Le bourdonnement des rues de Port Louis, la brise au sommet du Morne, la fraîcheur des gouttes de pluie de Curepipe sur le visage, l'odeur de la terre à Flacq, le paysage rustique de Cap Malheureux